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1/ Etude biomécanique de l'attitude chez le véliplanchiste (jc robin, France

 

 

 

RESUME

En planche à voile, « tirer de longs runs »met en action de nombreux muscles puissants qui façonnent le physique du véliplanchiste : c’est la prédominance fonctionnelle. L’ensemble des mouvements engendrés par cette activité apporte leurs agents déstabilisants   au sein   de chaque articulation. La conséquence biomécanique finale logique est alors une répétition des micro-dérapages articulaires localisés en différents points sensibles que nous admettrons comme des facteurs pathomécanogènes du vivant.

La structure s’en voit déstabilisée, « dé rigidifiée », où chaque articulation perd son mode fonctionnel biomécanique pour se laisser porter par un vent porteur de futures dyscongruences pathomécaniques sous-jacentes.

L’arthroception se perd, le rouler-glisser rigidifiée, la musculature périphérique stabilisatrice et mobilisatrice s’affole… la vivant n’est plus le seul maître de son corps, c’est l’inerte qui lui dicte son sort !

Les origines conflictuelles seront :

. Tête humérale, acromio-claviculaire

. Omo-thoracique (Gd dentelé)

. Colonne dorsale (Gd dorsal)

. Colonne dorso-lombaire (D12-L1 ; L4-L5)

. Trigone lombo-sacro-coxo-fémoral

Au final, le besogneux articulaire s’adaptera désespérément, ses forces se lancent, se rencontrent, s’opposent… c’est là le, cataclysme biomécanique prévisible du « trigone lombo-sacro-coxo-fémoral ».

Mots clés  : Kiné analytique/ Biomécanique/ Sportif/ Rachis/ Forces/ Réflexes posturaux

SUMMARY

In funboard, the way to do long runs, put in action powerful muscles that fashions the funboarder physic : it’s the functional predominance. The totaly of micro- movements fathered by the activity bring their unstable agents within each articulation. The consequences logical final biomecanic is then a repetition of micro-articular skids localised in different sensitive points of the sportsman that we’ll admit as a pathomecanic factor of alive.

The structure become unstabilised, “unrigidificated”, where each articulation loses its fuctional biomecanic model to leave to carry by a carrier wind of future “dyscongruences”underlying pathomecanic.

The arthroception loses, it to roll to slip is forgotten, the peripheram musculature stabilised and moving go crazy... the alive no longer is the alone master of its body, it has well the inert tah dictates it its lot!

Conflicts origins will be:

. Humerus head, acromio-clavicular

. Omo-thoracix (Great thoracix)

. Dorsal column (Great dorsal)

. Column back lumbar (D12-L1; L4-L5)

. Trigone-lombo-sacro-coxo-femoralis

 

To the final, the industrious articular will adapt desesperely its forces launch, meet, is oppose...Here it’s the cataclysm foreseeable biomecanic of the “trigone lombo-sacro-coxo-femoralis”.

Keywords: Analytic physiotherapy/ Biomecanic/ athlete/ Rachis/ Posturals reflexes

A)       SCHEMATISATION POSTURALE DYNAMIQUE

 

Présentation générale... ( Plan sagittal)

Le dessin représente l’allure générale du véliplanchiste en navigation, et référence les forces contraignantes qui s’y appliquent.

Lors de cette attitude le rachis adopte des courbures particulières façonnant la colonne dorsale en hypercyphose et la colonne lombaire en délordose. Il en résulte un déport gravitaire postérieur. Le véliplanchiste est alors en équilibre instable maintenu, suspendu à son gréement pour compenser la force antéro-tractrice de la voile, et ce, d’après une attitude globale placée en chaîne cinétique fermée.

On note donc  :

. Traction antéro-inférieure sus-physiologique de la scapulo-humérale

. Hypecyphose dorsale positionnant l’ensemble vertébral de la région en antébascule excessive, divergence terminale, et en perte d’appui inter-apophysaire (D12-L1).

. Antébascule du bassin, amenant un trigone lombo-sacro-coxo-fémoral destabilisé par les forces venant du haut et du bas, avec une zone conflictuelle en L5-S1.

. Extension de la hanche, flexion du genou, et flexion plantaire de la tibio-tarsienne.

... Activité musculaire...

On peut conclure sur une inactivité musculaire, inibée par l’attitude elle-même. Cet édifice postural peut stabiliser, ou comme dirait Raymond Sohier « une dynamique posturale de déguingandé[...] conduisant, ou du moins autorisant la déviation des segments qui se joignent au niveau des articulations, en prédominance du rythme dérigidifiant. », engendre de nombreuses déviations segmentaires définissants alors l’inefficacité du contrôle arthroceptif par la musculature périphérique.

B)       VARIANCES POSTURALES

 

 

Les variances posturales ont toutes en commun une hypercyphose dorsale caractérisée par un indice de courbure vertébrale bas.

On peut souligner l’indice de courbure excessivement faible des attitudes correspondant à des modifications de longueur de harnais. Il ne faut donc pas le considérer propre au confort de navigation, mais plus comme un deuxième point de fixation corporel, au même titre que les membres supérieurs.

 

... Expérimentation...

Sur le plan sagittal, il est courant de voir différentes attitudes (c.f dessin ci-dessus), soit issues de la variation de la hauteur du whisbone, soit à la longueur des bouts de harnais.

Deux paramètres sont pris en compte :

. L’intensité de tension du bout de harnais, le poids du sujet.

C’est la variation des valeurs en fonction de la position adoptée qui conclura sur le potentiel micro-traumatique de chaque attitude. Nous ajouterons la formule de Delmas mettant en relation la hauteur du sujet par rapport à la longueur de sa colonne vertébrale : H/L définissant un ‘indice de courbure rachidienne’.

(Courbure atténuée :H/L>96 ; courbure accentuée :H/L<94)

C)       EXPRESSION BIOMECANIQUE

1/ Scapulo-humérale

 

La tête humérale est sollicitée en permanence en avant et en haut par rapport à la cavité glénoïde.

. Coincement de l’interligne : associée à une constante d’appui sur la deuxième articulation de l’épaule. Elle détermine la dégénérescence des tissus de l’interligne

. Constante de tension : par l’anarchie existant dans les tissus périarticulaires, tensions neurogènes et mécanogènes, résultant sur une constante d’étirement des muscles de la coiffe. Elle signe la décalcification progressive des insertions distales des muscles insérés sur le trochiter.

. Dyscongruence des surfaces articulaires : la subluxation antérieure entraîne une perte de l’arthroception néfaste à une réponse efficace des muscles vigilants périarticulaires.

2/ Acromio-claviculaire

Le grand pectoral a une action subluxante de la clavicule de la clavicule sur l’acromion en créant une ‘touche de piano’.

3/ Omo-thoracique

. Le paradoxe du grand dentelé...

Son rôle dans le maintien frontal-horizontal de la scapulo humérale est placé en situation passive inactive.

Ses actions sont visualisables par le fameux coup de poing du boxeur , avec cette avancée fulgurante du moignon de l’épaule vers l’avant.

4/ Dorso-lombaire

Tout le long du rachis se met en place un état somato-discal

préférentiel micro-traumatisant à moyen terme. L’absence de pince ouvrante par inhibition des muscles intrinsèques du rachis au-delà de 45°, ne leur permet pas de travailler en ‘bouffées’ (muscles phasiques : multifides, épi-épineux, court et long lamellaires).

Seul l’ilio-costal et le long dorsal aident au maintien postural.

La ligne gravitaire est postérieure en plan incliné arrière, avec rétrolisthésis apparent en D12-L1.

 

L’interligne est dégagée et favorise la perte d’appui facettaire aggravée par une hyperconvergence prévisible.

. En L1-L4 on note un rétrolisthésis en bloc plus une désaxation en convergence.

. En L4-L5 la tension du harnais sanglant généralement le sportif au sommet de la crête iliaque. L5 est bloquée par l’appui postérieur de la sangle dans une immobilité relative, alors que L4 sera dépendante du mouvement imprimé par l’empilement vertébral sus-jacent.

Le rétrolisthésis global du segment lombaire rendant non fonctionnel le tripode disco vertébral en pince ouvrante, L4 perd son appui avec L5. Se plaçant en excès de convergence, L4 utilise l’extrémité de ses articulaires inférieures en ‘pivot’ sur les articulaires supérieures de L5.

Cette situation pathomécanique due au conflit de deux forces de sens et de direction opposées, semble être l’instigatrice de la majorité des douleurs répertoriées dans la région lombaire après navigation.

Les réceptions de sauts ainsi que la navigation   en mer agitée peuvent alors créer certains micro-cisaillements des franges capsulaires sous pivot interapophysaire extrême.

5/ Synergie posturale asymétrique de navigation

L’élévation du bras avant par rapport au bras arrière amène une attitude scoliotique. Contrairement à l’hypercyphose dorsale, qui est au départ une ‘attitude scoliotique’ adoptée en navigation pour ensuite dégénérer en hypercyphose dorsale posturale permanente objectivée en statique normale, l’attitude scoliotique reste une posture de navigation corrigible.

Remarque  : La raison pratique est que l’évolution d’une planche est fonction d’une direction oblique <90° de celle du vent, et ce dans les deux sens d’aller et retour. Il en résulte une compensation du        phénomène d’attitude scoliotique.

 

La concavité signe une ‘fermeture arrière’, et la convexité une ‘ouverture avant’ . Le sportif place l’hémicorps avant en rotation externe (pieds et mains en supination), et l’inverse sur l’autre hémicorps. On retrouve alors une flexion de tronc pus une inflexion latérale caractéristique d’une attitude scoliotique.

Côté concave  : L’appui postérieur est perturbé dans sa fonction bipodale puisque la rotation vertébrale met le rachis en prise d’appui unipodale concave sur divergence interapophysaire préalable. Les oscillations continues produisent alors une hyperhabitation concave avec irritation des émergences rachidiennes respectives.

 

Côté convexe  :   La perte d’appui des articulaires postérieures

note une divergence ajoutée à la rotation convexe dégageant l’appui unipodal convexe. La suppression du retour arthroceptif vertébral laisse la voie libre aux micro-traumatismes discaux.

D)       CORRECTIONS BIOMECANOGENES

Alors, pour que ces deux points de fixation ne subissent plus les mouvements imprimés par la planche en optant pour une vigilance musculaire maximale respectant l’équilibre biologique des tissus, une attitude de référence sera prise en compte. Un attitude dite ‘rigidifiante’ de par sa composition vectorielle n’amenant presque aucune résultante vectorielle pathomécanique au sein   de chaque articulation.

Dès lors, l’indice de courbure est élevé (signe de stabilité rachidienne) et

pour que ‘pour la force soit avec soi…’ , seul rempart stabilisant contre l’ennemi micro-traumatisant, la cohésion musculo-articulaire rigidifie sa ligne de conduite, pour que de part et d’autre   du gréement se créer un équilibre de forces.

. Le grand dentelé : Un muscle responsable de l’attitude dite ‘rigidifiante’.

Selon le graphique, et en réponse aux impulsions antéro-postérieures présentent en navigation, on note un travail important du grand dentelé avec l’angulaire et le rhomboïde.

L’omoplate est en rapprochement spinal avec accolement de ses angles inférieurs pour positionner la scapulo-humérale en rigidification, et par la même occasion l’ensemble du tronc, et du corps. Les muscles de la coiffe des rotateurs (sus, sous-épineux, petit rond) assurent un équilibre rotatoire de la tête humérale, et une stabilité sagittale par équilibration des forces avec le grand pectoral et grand dorsal.

. Le grand fessier : permet une rétrobascule du bassin et une extension de hanche.

Ses insertions proximales sur le sacrum et la fosse iliaque externe lui donneront la possibilité d’avoir un maintien statique ‘rigidifiant’ plus efficace de la statique sacro-iliaque en navigation. Son contrôle est net dans l’antéversion du bassin en réponse adaptée à l’intensité des oscillations antéro-postérieures induites indirectement par le harnais.

. Le transverse de l’abdomen  : est souvent le parent pauvre du renforcement abdominal . C’est lui qui travaille effectivement lors de l’effort thoraco-abdominal et assure bilatéralement la coaptation facettaire (L1 à L5) par le positionnement en ceinture gainante de ses fibres.

Il a cet avantage sur le psoas iliaque de jouer uniquement sur l’intégrité fonctionnelle des étages vertébraux en respectant un équilibre sagittal par cet auto-contre-appui créé par la présence du vérin hydropneumique abdominal. Le psoas reste somme toute l’élément complémentaire indissociable de la stabilité articulaire postérieure.

Schéma rigidif forces vecteurs

… L’attitude rigidifiante a donc les moyens de reproduire en navigation une stabilité d’appui interapophysaire par l’activité préférentielle de quelques muscles agissant   dans une logique biomécanogène, et en supprimant la majorité des contraintes de cisaillement, coincement, et perte d’appui engendrées par le conflit des forces dorso-lombaires venant du haut et du bas.

ENTRE VENTS ET MAREES …

. Forces venant du bas

Les pieds placés dans foots straps de son flotteur le véliplanchiste adopte l’attitude d’ouverture corporelle avant et de fermeture arrière, positionnant en synergie d’ouverture l’ensemble des segments participants au maintien de la position.

L’appui bipodal asymétrique présente une composante de rotation externe plus importante du côté avant, à laquelle s’ajoute le réflexe postural d’extension des phalanges des orteils pour maintenir les pieds dans les foots straps.

Valeurs numériques

Pied avant   Pied arrière

. Surface d’appui[cm2]            60 (36%)                105 (64%)

. Poids appliqué[Kg]           32.1 (44%)             40.9 (56%)

. Pressions[Kg/cm2]            534                         389

Le déport gravitaire sur le pied arrière est associé à une prédominance d’un appui interne de type scaphoïdien, alors que le pied avant serait soumi à un appui en pied creux, plutôt cuboïdien.

. Ascension biomécanique

…Membre inférieur avant…

 

Né d’un appui cuboïdien préférentiel, camouflée sous un pied creux, et la torsion externe qui en résulte va être synchronisée à une torsion fémorale externe où la rotule est mise en appui par latéralisation externe du ligament rotulien.

Le vaste interne du quadriceps, déjà placé en situation de vigilance par

Une légère flexion du genou, contrôle alors cette translation coaptante létérale de la rotule.

Sa surface rétro-patellaire interne passe à ce moment en réduction d’appui, tant que le vaste interne n’a pas assuré sa prédominance.

Il persiste pourtant un état pathomécanique paradoxal sur un appui cuboïdien dit rigidifiant. La déviation latérale externe rotulienne dans ce contexte postural prolongé, crée un état pathomécanique de constante d’appui sur la face postérieure de la rotule et de tension sur le tendon rotulien.

… Membre inférieur arrière…

Né d’un appui scaphoïdien, identifiées par une zone d’appui talonnière interne, les forces ascendantes du membre inférieur arrière favorisent une rotation tibiale interne associée à une rotation fémorale externe.

 

Le ligament rotulien voit son insertion tibiale partir vers le dedans avec une tension engendrant un appui patellaire interne avec réduction d’appui, tant que le vaste externe n’a pas assuré sa prédominance.

L’articulation du genou est installée dans une situation dérégidifiante, puisqu’aux ligaments latéraux distendus s’ajoute une légère flexion de genou. C’est d’ailleurs à partir d’elle que va se réaliser la majorité des traumatismes par entorses de cette région.

C’est en rapportant les deux axes trans-podal et trans-coxo-fémoral sur une même vue de dessus, qu’il est possible de mettre en évidence l’ensemble des forces ascendantes induites. Car c’est par le positionnement de référence croisé de ces deux axes que sont définis les rythmes pathomécaniques du ‘trigone lombo-sacro-coxo-fémoral ainsi que ses rfélexes posturaux.

. Rencontre des forces venant du haut et du bas : point stratégique du réflexe postural du trigone

La poussée céphalo-acétabulaire antériorisée du membre inférieur arrière épouse le mouvement sacré par une rétrobascule de son iliaque correspondant, dans une concordance articulaire avec L5, bien vaine. L’interligne sacro-iliaque constitue alors plus qu’une articulation, puisque ses surfaces partent dans le même sens.

En effet, l’association d’une postéro-bascule de bassin à une ligne gravitaire postérieure excessive, place les ligaments ilio-lombaires en détente maximale et laisse L5 libre de tout mouvement dérigidifiant.

Les petits et grands ligaments sacro-sciatiques s’y associent dans leur inefficacité stabilisatrice et seule la mise en tensi on du psoas-iliaque répondra de sa viscoélasticité pour freiner l’ensemble du mouvement.

Cette région est donc placée en dérigidification totale déplaçant le problème en L5-S1 . L’instabilité environnante favorise le rétrolisthésis de L5 ajouté à un excès de convergence.

 

La poussée acétabulaire postériorisée du membre inférieur avant va engendrer une antébascule de l’iliaque correspondant en opposition avec la ligne gravitaire postérieure admise et sollicitant postérieurement le sacrum.

Le trigone est alors en conflit pathomécanique de dyscongruence articulaire au niveau de l’interligne sacro-iliaque.

On note un résultat pathomécanique de l’hémibassin avant avec une détente encore plus importante des ligaments ilio-lombaires qui, orientés pour inhiber l’antébascule vertébrale de L4-L5 vont être solidaires d’une dérigidification de L5. On note aussi un excès de tension des ligaments grands et petits sacro-sciatiques en raison du mouvement inversé des épines sciatiques et de la grosses tubérosité ischiatique par rapport au sacrum.

E)        CONCLUSION GENERALE DE L’ETUDE

Après avoir étudié analytiquement les sources pathomécaniques du véliplanchiste en navigation une attitude de correction posturale dite « rigidifiante » a été proposée par l’intermédiaire d’une rééducation kinésithérapique posturale dynamique adaptée et appliquée à plus de 25 véliplanchistes pratiquant très régulièrement leur activité.

Le tableau met en ralation deux données subjectives indispensables et indissociables d’un sportif qui se respecte… et qui se connaît bien.

En effet, il est très difficile et très certainement peu utile de mesurer quantitativement les résultats d’un programme de rééducation, mais bien plus intéressant de mettre en relation son efficacité avec la présence ou non de douleur : l’un n’allant pas sans l’autre, l’association positive des deux nous dessine clairement l’efficacité du programme engagé.

Il en ressort que l’articulation scapulo-humérale est la plus efficacement stabilisée et libérée de la plupart de ses douleurs suivie par la colonne dorsale et dorso-lombaire, dernières régions récupérant les bénéfices d’une rééducation.

Les trois mois de rééducation n’ont pas réussis à obtenir des résultats pratiques à la hauteur des espérances théoriques… mais ils dépendent en grande majorité d’une discipline plaçant régulièrement le sujet en attitude rigidifiante à chaque sortie sur l’eau. Les résultats obtenus sur la colonne lombaire caractérisent cette observation puisque du port du harnais dépendra l’intensité des forces appliquées à l’empilement vertébral de cette région.

 

…Les ravages que cause la planche à voile répondent à deux mécanismes. Le premier est inconscient et lié à l’irresponsabilité physique du véliplanchiste, le second est tout à fait conscient et correspond à la nature même du windsurf.

La planche à voile est un sport d’attente, d’où naît une frustration latente du pratiquant souvent compliquée d’un manque de vent l’amenant à s’oublier ; lorsqu’il se lève pour emmener son passager vers une mer déchainée et souvent trop inhospitalière pur cet impatient non échauffé…

Tous les facteurs sont concordants, d’ailleurs l’étude pathologique et comportementale tendrait à montrer que la planche à voile est bien une drogue : frustration, manque, etc…mais que la réversibilité des phénomènes nous autoriserait à croire qu’il s’agit d’une drogue plutôt douce, à condition de ne pas en abuser.

N.B : Cet article sera, je le souhaite, le moyen le plus efficace pour remercier tous ceux qui m’ont aidé tout au long de mes études en pays Wallon (I.P.K.N Charleroi), et surtout pour mettre en valeur une des grandes ‘philosophie thérapeutique’ qu’est la kinésithérapie analytique, et son père fondateur Raymond Sohier…Car sans ce maître à penser différemment, celle qu’il présente comme une « grande dame » où le biomécanique glisse par l’alexandrin pour mieux rouler vers la prose scientifique, je n’aurait pu trouver les bases d’une argumentation suffisante pour vous présenter cette étude.

 

Bases biomécaniques Kiné analytique R. Sohier (Œuvre Gnle)

Bases anatomiques : Haines, R.W, W.Platzer, W.Kaele

Bases techniques : Ecole kiné Charleroi (Belgique)

Bases pratiques : Véliplanchistes de compétition

Paru du même auteur  :

« Rééducation de l’attitude du véliplanchiste » Vol.1

‘Cinésiologie’ Revue internationale médecine sportive N°190

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