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Exemple de cours   d’ostéokinésie

 

Introduction générale à l’ostéobiomécanique humaine

 

La prise en charge qualitative du patient dans le cadre d’une intervention spécifique d’un thérapeute (kinésithérapeute de formation) en ostéopathie moderne, nous amène à mettre en avant l’intérêt d’une maîtrise théorique et pratique de la biomécanique ; que nous appellerons ici « ostéokinésie ».

 

En effet, la biomécanique ‘classique’ telle que nous la connaissons ne peut que partiellement nous aider efficacement à :

-          Observer

-          Comprendre

-          Analyser

-          Déduire

 

L’ostéokinésie associe les compétences acquises du kinésithérapeute (anatomie, physiologie, biologie, et technique rééducatives), à la représentation tridimensionnelle du fonctionnement biomécanique.

La suite du raisonnement qui va suivre est à mettre place dans toute situation thérapeutique réalisée dans une pratique ostéopathique moderne.

 

1)       L’observation

De la salle d’attente à la table d’examen, le thérapeute se doit d’observer scrupuleusement son patient.

En effet, les indications fonctionnelles induites par son attitude, sa démarche, son phrasé, amènent dans les premières minutes de la rencontre un nombre incalculable d’informations. (attitude antalgique, boiterie, stress, anxiété,…)

Ensuite, sur la table d’examen l’observation peut continuer par la mise ne place d’un bilan palpatoire, clinique et testing du sujet.

L’observation ne se limite alors pas à sa composante visuelle mais s’élargira vers une discussion superposée au bilan en cours.

On peut noter que le questionnement devra s’enrichir d’éléments extérieurs tels que la profession (prédominance fonctionnelle), les sports où activités physiques pratiquées (geste incorrecte) , la position de sommeil (attitude des segments rachidiens), le passé traumatique et les habitudes alimentaires (références viscérales éventuelles.

C’est donc uniquement à la fin de cette phase d’observation que peut commencer la séquence suivante où le thérapeute va réorganiser les données précédentes pour « comprendre » la situation globale dans laquelle se retrouve son sujet.

 

2)       La compréhension

La première phase reste somme toute la plus essentielle dans la démarche ostéokinésique, car sans elle, bon nombre de facteurs pourraient échapper au thérapeute et ne lui permettre de résoudre que partiellement son diagnostique.

A une bonne observation devra répondre une compréhension aisée du problème évoqué par le patient.

La compréhension est donc la synthèse générale de l’observation.

 

3)       L’analyse

Cette phase sera d’autant plus efficace et rapide que les deux premières auront été réalisées avec la plus grande précision.

L’analyse met en confrontation les connaissances anatomiques, physiologiques, et biomécaniques du thérapeute avec les conclusions des trois premières phases, pour en ressortir la réponse diagnostique optimale à la pathologie en présence.

 

4)       La déduction

Point final du diagnostique ostéokinésique, le praticien s’oriente vers une solution technique (réharmonisation articulaire, rééducation, ….), déduite de l’ensemble de ses connaissances précédentes.

A cette phase correspond toujours un traitement ostéokinésique, qu’il soit manuel, de conseil, ou rééducatif.

Comme toute déduction elle ne sera jamais idéale, mais dans le cas où la chronologie précédente respectera toute sa logique thérapeutique, les réponses sur le patient seront d’autant plus satisfaisantes.

 

Exemple pratique

Ex : Une secrétaire médicale évoque de nombreuses et récurrentes névralgies secrétaire avec limitation de son amplitude articulaire cervicale lors de rotations prédominantes du même côté. Elle consulte depuis longtemps, mais après chaque normalisation articulaire, la douleur ainsi que sa résultante fonctionnelle s’estompe pour quelques jours, jusqu’à en revenir au même état après une semaine de travail.

 

En ajoutant à cela l’observation du praticien mettant en évidence une attitude antalgique, un écran d’ordinateur mal positionné par rapport au sujet, une position de sommeil en décubitus ventral , ainsi qu’une palpation diagnostique signalant de nets limitations articulaires cervicales, ainsi que des contractures et tensions musculaires périarticulaires, le praticien va comprendre précisément ‘le pourquoi du comment’…

 

Son analyse se met en place, il visualise les segments articulaires en présence, se représente spatialement la pathomécanique encourue, et constate de façon clinique les déficits en présence.

Sa déduction diagnostique et ostéokinésique est alors claire, après avoir mis en place ses techniques réharmonisantes, levé les tensions préiarticulaires, et rétabli une congruence interapophysaire idéale, il prodiguera à sa patiente un ensemble de conseils précis qui finaliseront son acte thérapeutique.

 

Au changement de position de l’écran d’ordinateur, s’ajouteront les conseils sur l’attitude de sommeil, les activités physiques profitant à une compensation naturelle de la prédominance fonctionnelle induite par l’activité professionnelle, et la conduite à tenir après une réharmonisation articulaire.

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